Cette enquête met en lumière l’expansion des projets touristiques le long de la côte nord-ouest de l'Égypte. Certains appartiennent à des hommes d'affaires égyptiens et du Golfe, ainsi qu'à des fonds souverains des États du Golfe, tandis que d'autres sont financés par des investissements du gouvernement égyptien. La croissance de ces projets s’est accompagnée d’une accélération marquée de l'érosion côtière dans la région. L’enquête montre également comment l'accès aux espaces publics sur les plages d'Alexandrie se trouve de plus en plus monopolisé par des projets touristiques payants.
Sur un rocher célèbre qui portera plus tard son nom, la fameuse actrice égyptienne Laila Mourad s’est assise et a chanté "El-Maya wel Hawa" (L’eau et le vent) dans le film ‘Shati el-Gharam’ (La plage de l'amour). Elle a chanté la mer, qui lui apportait "réconfort", et les gens "qui vont et viennent", à l'époque où riches et pauvres descendaient à la plage. Dans le film, Laila Mourad, fille d'un télégraphiste, rencontre un jeune homme riche. Ils sont réunis par la mer, qui était alors un lieu où tout le monde pouvait s'évader.
Mais les plages égyptiennes ne semblent plus être aussi accessibles qu'auparavant pour le public, selon Ahmed Hussein (nom d'emprunt), qui vit dans le gouvernorat de Matrouh. Ahmed explique que, contrairement au passé, sa famille et lui ne peuvent plus accéder à des plages telles que Ras El Hekma ou d'autres situées le long de la côte nord, depuis El Marina.